La déconstruction des bateaux de plaisance hors d’usage

Une question de François V. :

« Dans [votre] vidéo de présentation, vous évoquez un sujet sensible. Celui de l’abandon de navires. La nouvelle réglementation introduite par l’article L. 5141-1 du Code des transports et enfin l’entrée en vigueur du décret du 23 avril 2015 dernier permettent de mettre fin au danger que représente un navire abandonné. Ces articles facilitent ainsi l’exercice de la mission de services communaux des ports de plaisance, permettant l’enlèvement des navires abandonnés.

Pourquoi ne pas travailler avec les gestionnaires des ports de plaisance du Gard, de l’Hérault (et d’ailleurs) afin de proposer le recyclage de ces épaves polluantes et dangereuses ? Pourquoi ne pas ainsi étudier un tarif de location adapté aux navires qui pourraient avoir un agrément ECO ? Merci pour ce projet qui se devra, peut-être d’être poursuivi vers ce type de piste et généralisé au niveau internationale. La mer est à tout le monde et donc, nous en sommes tous responsables. »

Merci François pour ces précisions ! Vous le dîtes parfaitement, l’abandon des navires est à juste titre un sujet sensible ! Pour les propriétaires qui en ont la responsabilité comme pour les collectivités qui en ont souvent la charge.

A ce jour EcoTransat est le projet de création d’un chantier naval dédié à l’éco-conception : il nous faut penser le cycle de vie de nos bateaux afin de sortir de l’impasse des matériaux non-renouvelables et à terme faciliter leur déconstruction. Il s’agit donc d’un travail complémentaire et en cela nécessaire.

Cela passe par le développement de partenariats avec le monde de la recherche, les producteurs de matières premières renouvelables, et de tout le réseau lié au monde du nautisme. EcoTransat a pour but de mettre en lumière les innovations dans ce domaine et les efforts entrepris.

La déconstruction des bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU) est une activité spécifique qui, si nous pouvons nous le permettre une fois le chantier naval créé, saurait être abordée. Bien que déjà envisagée, nous ne saurions à ce jour nous lancer dans cette aventure, et préférons orienter les personnes vers les solutions déjà existantes. L’APER – Association de la Plaisance Eco-Responsable participe à cet effort.

La filière de déconstruction des bateaux de plaisance hors d’usage existe en France depuis 2009 et est soutenue par la Fédération des industries nautiques (FIN). L’APER en assure la structuration et l’animatio.